Les 8 pièges de la communication dans lesquels on tombe le plus souvent.

Il nous arrive à tous de nous sentir incompris dans le message que nous voulons transmettre aux autres. Ce que nous disons, même si cela nous parait clair, peut être incompréhensible pour l’autre. Entre le message transmis et la traduction par l’autre de celui-ci, se trouve un décalage imprévisible qui est à considérer. Celui-ci produit une dégradation des échanges, source de frustration, d’irritation ou de consternation. Ces incompréhensions, qui abîment l’existence, proviennent souvent d’un manque de connaissances de ce qu’est véritablement la communication relationnelle. Car si nos moyens de communication se sont grandement diversifiés, nos moyens de gérer nos relations, eux, n’ont que très peu évolué.

Quand on parle de communication entre des personnes, on pourrait dire que c’est une communication à 20% qui se produit. Oui, seulement 20% du message serait compris, 80% resterait caché.

En effet, la communication serait un va-et-vient perpétuel entre les interactions, un processus de création continu de la réalité où 80% de la compréhension se trouve dans l’analyse :

– Des contextes dans lesquels se produit l’échange : l’information contenue dans le message est sélectionnée à partir du contexte de l’émetteur (histoire, valeurs, croyances, sociologie) et réceptionné en fonction du contexte de référence du récepteur.

– De l’intention de l’individu : le message envoyé, reçu et traduit en alternance, donnera lieu à des réflexes. Ce « réactionnel » dirigera l’échange en fonction d’un but avoué ou caché (chacun voudra tirer la couverture à soi dans le but de gagner quelque chose).

– De l’interprétation obsessionnelle : le message ainsi filtré va stimuler ce qui nous dérange, nous inquiète, nous obsède et ainsi faire naître l’interprétation (sous la forme du scénario dans la tête, du petit vélo, des suppositions…)

Lors d’une réunion, d’une négociation, d’un entretien, c’est cette complexité qui s’invite inévitablement à la table. L’analyse de ces 80% permettrait de prendre une certaine hauteur de vue, de tenir compte des distorsions du message, et d’élargir notre environnement cognitif mutuel.

Voici les 8 pièges les plus fréquents dans lesquels tombe l’être humain qui se déroulent tranquillement et à son insu, lors des échanges.

Piège 1 : Croire que sa façon de parler est la bonne

Croire qu’il suffit de dire son message à une personne « à sa façon » pour être compris est illusoire. Car notre façon de dire n’est pas, la plupart du temps, compréhensible par l’autre. Combien de fois répétons-nous la même chose à la même personne, en vain ? (« Je lui ai DÉJÀ dit ! »)

Supposons que Raoul, manager plutôt directif, donne une consigne à son équipe et conclut ceci : « Tout le monde est d’accord ? ». Ses collaborateurs n’ont pas d’autre choix que d’être OK. Le manager pense qu’ils ont compris. Mais les membres de l’équipe ont filtré et interprété ce qu’ils ont perçu. Quelques semaines plus tard, Raoul s’aperçoit avec fureur que les projets n’avancent pas, et reproche à son équipe de ne pas être vaillante.

=> Raoul doit s’assurer de ce que ses collaborateurs ont compris en le leur demandant. Il pourra ainsi apporter des précisions pour clarifier la tâche ou la consigne. Certes, au début, cela demande du temps, mais ce temps sera indispensable pour gagner en efficacité, en cohésion, en bien-être.

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